À propos

Clara Passeron, fondatrice de Pour le dire

Comment et pourquoi avez-vous créé Pour le dire ?

Clara : Cette aventure est vieille de quatre ans. Enfin, elle émerge plutôt d’un exécutoire adolescent qu’est l’écriture. J’adorais laisser une part d’absurde et d’imaginaire s’installer au fil des phrases, sur feuilles à carreaux comme dans la vraie vie. J’ai rédigé un court essai en classe de 4e que j’ai fait lire à ma professeure de français. Mais le berceau de ce projet fut la rencontre, en BTS communication, d’un enseignant qui m’a encouragé à écrire plus régulièrement. Il m’a présenté les plateformes de blog qui fleurissaient, où tout était facilité pour mettre en ligne des écrits, les partager.

Pourquoi le domaine de la culture plutôt qu’un autre ?

La culture est souvent liée à une forme d’art. Dans chaque film, chaque pièce de théâtre ou chaque exposition, on peut y trouver une ouverture artistique, qu’elle soit personnelle ou universelle. On analyse, on compare, on se perd dans des idées qui fusent et qui nous font davantage aimer le sujet traité. En bref, mes envies d’écritures se sont liées avec l’art qui nous est présenté comme tel, que l’on s’approprie et que l’on place inconsciemment dans une partie précieuse de notre cerveau.

Continuez-vous d’écrire en dehors des critiques culturelles ?

Oui. J’écris quand je suis dans une ambiance calme, dans ma chambre ou lors d’un long trajet en bus et sans musique qui agit chez moi comme un parasite. J’écris d’une traite, sans toujours me relire. Certains de ces écrits sont sur Pour le dire, rubrique Écriture. Ces textes, même s’ils peuvent être à la première personne, sont rarement des frasques personnelles de ma vie. J’essaye de me détacher de mes personnages et choisi même parfois d’être un garçon, comme dans Les oiseaux ne chantent plus (2016) ou Le garçon qui ne voulait pas partir (2014).  Mettre dans la distance voire s’approprier le genre de quelqu’un d’autre laisse plus de place à la liberté et permet également de traiter des sujets qui me sont étrangers, comme l’anorexie dans Capharnaüm (2018).

Et comment se déroulent vos « Rencontres », qui ont également leur propre catégorie ?

Parfois, je rencontre des personnes qui proposent quelque chose et qui, au détour d’une conversation, se prêtent au jeu d’une interview. Ça a été le cas lors d’un voyage à l’île de la Réunion avec l’artiste Régis Laope à la Cité des Arts, à la galerie Superposition avec Léna Macka qui y exposait ses oeuvres, ou encore avec la charmante Marie-Antoinette Camugli, 94 ans, avec qui nous avons parcouru les archives de Lyon dans sa librairie emblématique. Ces rencontres imprévues nous amènent à échanger sincèrement et me permettent d’écrire sur leur vie, leurs parcours.

« Je continue de penser à cette phrase de mon professeur de l’époque : il faut écrire, tout le temps écrire »

Votre site vous a-t-il ouvert au monde du journalisme ?

Grâce à des rencontres précieuses, c’est-à dire à des personnes qui ont eu la bienveillance de mettre mon nom parmi leur fichier presse, j’ai commencé à développer un petit réseau à Lyon. Cela a débuté avec Nino D’Introna, ancien directeur artistique du Théâtre Nouvelle Génération en 2014. En 2015, les cinémas UGC et plus tard le cinéma d’Art et d’Essais Le Comoedia m’ont permis d’assister aux projections presse et aux conférences de presse. Enfin, certains événements, comme le Festival Lumière ou, en 2018, le Festival de Cannes, m’attribuent des accréditations presse. Cela participe également à la fréquence des articles.

Comment voyez-vous Pour le dire dans 10 ans ?

J’espère qu’il sera toujours en ligne, peut-être sous une autre forme. Je n’ai jamais cessé d’y écrire depuis 2013, autrefois sur Haut et fort – La version est toujours en ligne – et aujourd’hui sous WordPress. Je pense constamment aux mots de mon professeur de l’époque, lui-même écrivain : « Tu sais, l’écriture, c’est surtout une régularité à s’imposer. Il faut écrire, tout le temps écrire, c’est comme ça qu’on évolue et qu’on trouve son style. » Alors mes écrits ont sûrement changé entre la Clara du collège qui découvrait cette discipline et celle de vingt-trois ans, qui reprend des études de Lettres. Une chose est sûre, c’est que je continuerai à alimenter ces pages rien que pour me replonger de temps en temps dans les premiers billets publiés, avec la nostalgie d’une personne qui aura vécu plein d’aventures.

Clara Passeron

Rédactrice de l’ensemble des publications de Pour le dire

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