Du noir à la nuit

De l’ombre à la lumière
Frivole, elle s’abîme
Elle vacille, elle se cache.
Trouvant refuge dans la pénombre,
Trouvant l’issue à tous ses songes.
Elle sonde l’immonde,
Le froid, les gens lâches,
Tout ça l’affecte et elle s’imagine
Fuyant tous ses problèmes,
Remontant la bobine
D’un film qui la laisse blonde,
Elle qui n’en fumait pas,
Se retrouve, comme elle, à fondre
Brûlant d’envie de voir
S’incendier toutes ses images
Tous ses souvenirs de passage
Qui s’immiscent à leur gré,
Coloriant tout de noir.
Aux souvenirs qui blessent,
A la manie, à la faiblesse,
Aux fausses caresses
Et à l’espoir.
Pas besoin de questions :
Tout allait pour le mieux,
suffisait de la regarder,
Sentir sur soi se coller
Ce faux sourire radieux.
Il en fallu si peu.
Dans sa tête tout se mélange;
Qui étais-tu,
Quand il n’était pas là ?
Quand il errait, tranquille
Et que tu vivais à plat
Que vous vous sentiez pleins,
Heureux de toucher le sol
Loin de vous imaginer
Qu’aimer c’était l’envol,
Une éclipse, un instant.
Puis l’alcool,
pour réparer l’entaille.
Qu’à la place d’anesthésier,
La liqueur suit la trachée
Glisse dans l’abîme,
Feint la couleur,
L’aide à repousser le mal
Et laisse filer les heures.
© Clara Passeron

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