À propos

Clara Passeron

Comment et pourquoi avez-vous créé Pour le dire ?

Cette aventure est vieille de trois ans. En fait non, elle émerge d’un exécutoire adolescent qu’est l’écriture. J’aimais faire rire les autres, dans nos écrits ou nos échanges. Et cela s’est ressenti dans les écrits d’invention de français. J’adorais ça, raconter des histoires. J’ai écrit une nouvelle à l’âge de quinze ans, une sorte de polar, et ai adoré ce sentiment de liberté : j’étais maître de mes mots et maître de l’intrigue. Le berceau de ce projet a été marqué par ma rencontre en BTS communication avec un professeur qui a cru en moi. Il m’a présenté les plateformes de blog qui fleurissaient, où tout était facilité pour mettre en ligne des écrits, les partager.

 

Pourquoi le domaine de la culture plutôt qu’un autre ?

La culture est intrinsèquement liée à l’art. C’est pour moi le meilleur moyen de s’exprimer, car dans chaque film, chaque pièce ou exposition, on peut y trouver une ouverture personnelle. On analyse, on compare, on se perd dans des idées qui fusent et qui nous font davantage aimer le sujet traité. En bref, j’ai lié mes envies d’écritures avec l’art qui nous est présenté comme tel, que l’on s’approprie et que l’on place inconsciemment dans une partie précieuse de notre cerveau.

 

Continuez-vous d’écrire en dehors des critiques culturelles ?

Oui. J’écris quand je suis dans une ambiance calme, dans ma chambre ou lors d’un long trajet en bus et sans musique qui agit chez moi comme un parasite. J’écris d’une traite, sans toujours me relire. Je raconte la vie de gens que je ne connais pas, je glisse ma mine sur un carnet un peu corné ou dans les notes de mon téléphone, et je deviens intime avec chaque personnage qui prend vie à travers l’encre. Je publie certains de ces écrits sur Pour le dire. Puis parfois, je rencontre  des personnes qui proposent quelque chose et , au détour d’une conversation, on se prête au jeu d’une interview spontannée. Ça a été le cas lors d’un voyage à l’Ile de la Réunion avec Régis Laope à la Cité des Arts, où lors d’une expo photo avec Alexandre Mouchet, photographe et rappeur engagé. Ces rencontres imprévues nous amènent à échanger sincèrement et me permettent d’écrire sur leur vie, leurs parcours.

 

Votre site vous a-t-il ouvert au monde du journalisme ?

Grâce à des rencontres précieuses, c’est-à dire à des personnes qui ont cru en moi quand je leur parlais de ce que je faisais et qui m’ont déverrouillé certaines portes, j’ai commencé à développer un petit réseau dans la presse lyonnaise : Les cinémas UGC et le Comoedia m’invitent aux projections de presse et aux conférences de presse, dans lesquelles je croise réalisateurs et acteurs que je ne voyais que sur un poste télévisé de 33 cm.  Certains événements, comme le Festival Lumière, m’attribuent une accréditation presse par le biais de la catégorie « blog culturel », aux côtés des médias traditionnels. Cela ne cesse d’évoluer et participe également à la fréquence des articles. Mais je reste assez lucide sur mon statut de blogueuse. On me repère, on me contacte, et je trouve cela fantastique, mais je n’ai pas la légitimité de me dire « journaliste ». Surtout que je reste une étudiante à plein temps, donc tout peut s’arrêter du jour au lendemain si la course n’est plus tenable !

Comment voyez-vous Pour le dire dans 10 ans ?

J’espère qu’il sera toujours en ligne, peut-être sous une autre forme. Je n’ai jamais cessé d’y écrire depuis 2013, autrefois sur Haut et fort – La version est toujours en ligne – et aujourd’hui sous WordPress. Je pense constamment aux mots de mon professeur de l’époque, lui-même écrivain : « Tu sais, l’écriture, c’est surtout une régularité à s’imposer. Il faut écrire, tout le temps écrire, c’est comme ça qu’on évolue et qu’on trouve son style. » Alors mes écrits ont sûrement changé entre la Clara du collège qui découvrait cette discipline et la Clara en master, vingt ans. Une chose est sûre, c’est que je continuerai à alimenter ces pages rien que pour me replonger de temps en temps dans les premiers billets publiés, avec la nostalgie d’une personne qui aura vécu plein d’aventures.

 

Clara Passeron

Rédactrice de l’ensemble des publications de Pour le dire

Contact : passeronclara@gmail.com