À propos

Rencontre avec Clara, rédactrice du blog Pour le dire

Comment et pourquoi avez-vous créé Pour le dire ?

Clara : Cela vient d’un hobby, transformé en exutoire à certains passages de ma vie : l’écriture. J’étais une adolescente curieuse mais piètre lectrice : je me suis donc assez vite dirigée vers le cinéma pour développer mon goût de l’aventure. J’étais imprégnée d’images, d’univers… Et l’envie de créer s’est manifesté par les mots. En première année d’études, mon professeur de Culture de la communication m’a encouragé à écrire plus régulièrement. Il m’a présenté les plateformes de blogs qui fleurissaient, où tout était facilité pour mettre en ligne ses écrits, les partager.

Pourquoi le domaine de la culture plutôt qu’un autre ?

C’était une évidence dès les premières publications. Avec ma mère, nous allions souvent au théâtre, au musée, ou au cinéma, car elle avait à cœur de privilégier la culture aux dépenses accessoires. Les premiers billets furent hésitants, puis j’ai pris goût à cela. Quand on écrit sur l’art, on analyse, on compare, on se perd dans des idées qui fusent et qui nous font davantage aimer le sujet traité. Environ deux ans après le début de Pour le dire est arrivée la consécration : être accréditée presse. En côtoyant artistes et journalistes, mon vocabulaire et mes références se sont alors considérablement élargis.

Ecrivez-vous d’autres choses en dehors des critiques culturelles ?

Oui. Je pense que j’ai gardé un attrait pour l’écriture « créative », celle qui n’a pas pour but de communiquer quelque chose de factuel, ni d’informer. J’écrit parfois des textes courts, parfois des poèmes. Parfois, j’essaye de traiter de sujets plus lourds, comme l’anorexie avec Capharnaüm (2018) et la vie sans domicile fixe avec La cour des Infortunés (2019). Dans la rubrique « Divers », je tente des récits de voyage, ou même des analyses sociétales comme la représentation de l’homosexualité sur petits écrans.

Comment se déroulent vos « Rencontres », qui ont également leur propre catégorie ?

Parfois, elles sont préparées, parfois, pas ! Lorsque l’UGC Lyon ou le cinéma d’art et d’essai Le Comoedia – qui sont les deux équipes principales avec lesquelles je collabore dans la partie cinéma – organisent une rencontre entre équipe de film et journalistes, je me dois d’être préparée à 200% ! Je prépare alors des questions, assiste évidemment à la projection presse du film, et tente de faire ma place parmi les quelques journalistes présents à la rencontre. Même si Lyon est une grande ville, nous sommes la plupart du temps une petite dizaine de journalistes à couvrir ce type d’événements. Cela rend l’échange avec l’équipe du film agréable et humain.
Puis, de temps en temps, je rencontre des artistes au détour d’une galerie, d’un vernissage, d‘un afterwork… En mentionnant mon activité sur ce blog, la plupart se prêtent au jeu d’une interview. Le dictaphone de mon téléphone activé, les questions et la discussion s’improvisent !

Avec l’artiste Léna Macka (à gauche) – Galerie SUPERPOSITION, Lyon 1er

Comment voyez-vous Pour le dire dans 10 ans ?

J’espère qu’il sera toujours en ligne, peut-être sous une autre forme. Je n’ai jamais cessé d’y écrire depuis 2013, autrefois sur Haut et fort – La version est toujours en ligne – et aujourd’hui sous WordPress. Je pense constamment aux mots de mon professeur de l’époque, lui-même écrivain : « Tu sais, l’écriture, c’est surtout une régularité à s’imposer. Il faut écrire, tout le temps écrire, c’est comme ça qu’on évolue et qu’on trouve son style. » Alors mes écrits ont sûrement changé entre la Clara du collège qui découvrait cette discipline et celle dans la vie active, riche de différents parcours et expériences. Une chose est sûre, c’est que je continuerai à alimenter ces pages rien que pour me replonger de temps en temps dans les premiers billets publiés, avec la nostalgie d’une personne qui aura vécu plein d’aventures.

Clara Passeron

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