“Dans Anatomie d’un suicide, le terme le plus important est anatomie. On dissèque, on s’interroge, on essaye de comprendre comment les choses s’articulent et s’enchaînent” Christophe Rauck

Trois femmes, Carol, Anna et Bonnie. Une mère, sa fille, sa petite fille. Trois époques, les années 60, 90 et 2020. Pourtant, la même douleur sourde : celle du spleen, du mal être des injonctions sociales et politiques, une relation complexe à la mère. Et l’envie d’en finir.

Christophe Rauck adapte le texte d’Alice Birch, autrice anglaise contemporaine, en un triptyque dans lequel dix comédiens interprètent vingt-sept personnages. Les discussions résonnent, s’entremêlent, s’entrechoquent. Le metteur en scène pousse l’écho de leur parcours avec un chœur sur certaines phrases, mots, balancés l’air de rien mais qui éclatent sur scène. 

Si le concept peut s’épuiser sur la distance, rendant parfois la compréhension difficile ou le dialogue vaporeux, les comédiens et comédiennes sur le plateau font circuler une telle énergie qu’ils happent tout. On en oublie alors les croisements de regards entre chaque tableau pour se concentrer sur le plateau, au global, sur lequel se racontent ces femmes.

Au théâtre Nanterre-Amandiers en avril 2025 puis au TNP de Villeurbanne en mai 2025

Photos © Géraldine Aresteanu
© Pour le dire