Pour moi, la route,
C’est comme un bruit de vagues.
Le ronronnement des moteurs,
Le pied qui flanche sur l’accélérateur,
L’harmonie des sirènes,
Qui fouettent le vent à leur passage.
Et repartent, urgemment,
Accomplir leur ouvrage.

Pour moi, la ville,
C’est comme un son de criquet.
Un murmure, docile,
De bateaux mouches sur les quais.

Des fleuves aux parcs d’attractions,
Des montagnes vues de loin
Aux champs pétris de camions,
Ici toutes les identités se bousculent.

C’est dans la ville, la plus bruyante,
Que je suis dans ma bulle.


© Pour le dire