1998. Cassandre a 14 ans et passe l’été dans sa maison familiale, avec son père, sa mère et son frère. C’est l’âge des poils, des règles, des hormones, des premiers émois. C’est l’âge où on découvre, aussi, que d’autres codes existent en dehors de ceux imposés par notre famille.

Pour son premier film, Hélène Merlin écrit et réalise une œuvre que l’on sent proche d’elle, viscéralement. On sent l’oppression du premier cercle de socialisation, la famille, dans lequel devraient régner la liberté d’être soi et de s’exprimer. Cassandre grandit, comprend les dangers et le paradoxe de son éducation à la fois autoritaire et permissive.
Le film ne perd pas en rythme tout du long, grâce notamment aux personnages “secondaires” à la famille de Cassandre : le moniteur du centre equestre, interprété par Guillaume Gouix, et sa nouvelle amie, jouée par Laïka Blanc-Francard. Chacun aura un rôle clé dans l’émancipation de Cassandre, sans tomber dans les vices d’une écriture clichée.
Un film tout en nuances, rythmé, maîtrisé et évidemment terrible dans le fond de ce qu’il dénonce. Un film français à voir.
Avec Billie Blain, Zabou Breitman, Eric Ruf, Guillaume Gouix, Laïka Blanc-Francard
Photographies © Shanna Besson
© Pour le dire
