4 femmes sur un plateau. Et le plateau s’anime. Pas de décor, presque rien, sinon le corps, la parole, et le vide autour.


Dans sa note d’intention, Isabelle Lafon cite Pina Bausch : “Dansons, sinon nous sommes perdus.” Elle y répond : “Écrivons-nous des lettres, sinon nous sommes perdues.”


Le spectacle s’organise alors comme une circulation de messages, de fragments, de traces. Comme un fil tendu entre ces femmes au bord de leur vie, d'un commencement, d'un renouveau, l'écriture régie leur manière de cohabiter. Un post-it sur une table de cuisine, une lettre glissée sous la porte d'une chambre, des courriers envoyés entre deux vieilles amies.


Sans que nous ne sachions vraiment les motifs qui ont amené ces femmes à se retrouver là, ensemble, dans un lieu reculé cerclé de terres battues et de chevaux, nous nous retrouvons bousculés par ces bribes de vies volées, comme une parenthèse d'un grand roman personnel. 


Le cheval devient moins un motif qu’un prétexte : celui d’une mise en lien, qui interroge surtout ceci : comment être ensemble sans récit commun ?


🏆 Cavalières a reçu en 2024 le Prix de la meilleure création d’une pièce en langue française décerné par le Syndicat Professionnel de la critique.

Théâtre Paris-Villette - Juin 2026
Photographies © Laurent Schneegans
© Pour le dire