Après un an à l’Académie de la Comédie-Française, limitée à des rôles mineurs et de silhouette, Blanche Sottou s’autorise le grand pas de côté pour son premier seul-en-scène au Théâtre La Flèche. Une manière d’explorer le corps, la voix, le sensible au dedans. L’écriture est acérée, vive, maniaque. L’envie de dire semble urgente et, pour ça, la comédienne déploie ses multiples talents. Son énergie communicative et son humour dry à l’anglaise nous parviennent immédiatement. Le texte reste peut-être le seul petit point noir de cette lancée, traversé de zones d’ombre, de flous, d’un rythme à trouver. Mais exister, c’est comme écrire, et elle le dit si bien : c’est éreintant, ce sont des contours, des détournements, pour arriver à l’essentiel : faire, créer. Et son spectacle est déjà la preuve concrète de sa belle avancée. Photos © Andréa Villechange - Nathan Montrelay
