Comment agir face à un contenu p*rn*graphique dérangeant ? Comment ne pas céder à la tentation de consommer des contenus immoraux ?
Dans sa nouvelle création, Chiens, Lorraine de Sagazan interroge les spectateurs sur cette industrie immense qui détruit de nombreuses vies. En partant de l’affaire médiatisée du site French Bukkake, l’autrice et metteuse en scène dénonce les nombreux vi*ls commis envers des femmes qui n’étaient pas en capacité de refuser les actes, le proxénétisme et la traite d’êtres humains.

Chiens de Lorraine de SagazanLorraine de Sagazan nous confirme ses talents d’artiste plasticienne, dans le décor, du fond de scène jusqu’au bord de scène et le travail du masque, participe à l’ambiance glauque, de malaise qui s’imprime dans tout l’espace. Avec un travail de chœur mené par l’Ensemble Miroirs Étendus, le propos se chante en opéra comme amplificateur de sens et d’écoute.
Quand le cru nous arrive au visage, sans moyen de détourner le regard, deux choix s’imposent : quitter la salle – ce qui nous est d’ailleurs proposé en introduction du spectacle – ou repousser les limites de son dégoût pour ne plus consommer ces images de la même façon. Et transmettre.
Avec Adèle Carlier, Vladislav Galard, Léo-Antonin Lutinier, Michiko Takahashi, Joël Terrin, Manon Xardel, Lorraine de Sagazan et l’Ensemble Miroirs Étendus : Guy-Loup Boisneau, Solène Chevalier, Annelise Clément, Akiko Godefroy, Romain Louveau, Noé Nillni et Marie Salvat
Photographies © Jean-Louis Fernandez
© Pour le dire
