Samedi 08 octobre, 18h00. Une 8ème édition pour le Festival Lumière qui se veut désormais être un passage obligé des lyonnais. Un événement phare pour les cinéphiles, qui a réussi le pari osé de ne présenter que des films d’antan sélectionnés avec soin et dans une trame propre à chaque saison. Ces films, cultes et piliers de l’Histoire du cinéma depuis sa création, incarnent pour la plupart des réalisateurs vedettes d’aujourd’hui un berceau d’inspiration et d’inventions. Cet hommage est signifié par leur présence tout au long de cette semaine d’octobre.

Toujours à la Halle Tony Garnier, les premières lumières du Festival se sont posées sur des visages irréfragables du milieu et sur des personnalités, fidèles et sympathiques. Quentin Tarantino a d’ailleurs marqué cette ouverture par un retour attendu depuis son Prix Lumière en 2013. Il a tenu à ouvrir un film des années 70 : Butch Cassidy et le Kid, qui est selon lui marqué par une époque riche et initiatrice. Ce western américain de George Roy Hill de 1969 a permis, selon le discours du réalisateur, d’ouvrir les champs du possible à de grands films comme China Town et Le Parrain. Les mœurs se sont libérées, le 7ème art a commencé à faire vrombir d’envie les adaptes du genre de créer du polémique, de l’osé, à étendre sa caméra vers des paysages jamais filmé et à gratter sur des feuilles volantes des scénarios ultramodernes.

2016 sera l’année du « sulfureux ». Park Chan-wook, Nicolas Winding Refn, Polansky, Kubrick, Gaspar Noé, Marcel Carné, ces réalisateurs qui ont testé le spectateur et les critiques, puis le 7ème art en général. Ils ont laissé une trace d’insolence dans les mémoires. À (re)découvrir dans les grandes et les petites salles de Lyon.
C’est un plaisir presque familier de se retrouver pour une seconde fois dans ces murs qui côtoient l’intime et les paillettes. Le Festival donne la même place à tout ce beau monde : le grand public peut frôler des grands du cinéma et, détournant le regard, les voir s’asseoir à quelques rangées derrières eux. Il est possible de se retrouver à la même hauteur de l’échelle médiatique des acteurs ou réalisateurs d’hier et d’aujourd’hui. Dans cette atmosphère de partage et de lien entre lyonnais se développe une réelle empathie envers les personnalités présentes lors de cet événement. Une accessibilité, une écoute, une présence qui revêt une nouvelle facette à l’image de superficialité que l’on peut supposer du milieu. En dépit d’un physique de novice dans la vingtaine, la tolérance presque naturelle et les mains tendues nous confortent dans nos illusions instables de critique de cinéma. Pendant 8 jours, il est alors possible de croiser Quentin Tarantino au Pathé Bellecour, d’échanger autour d’un mâchon convivial à la Meunière, de poser des questions sans retenues lors d’une Master Class de Walter Hill. Et bien sûr, de rencontrer la somptueuse Catherine Deneuve, à qui l’on remettre le prix Lumière vendredi 14 octobre 2016.
Les lyonnais ont tous les rôles et s’y prêtent au jeu.

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Festival Lumière 2016 – Du 08 octobre au 16 octobre 2016
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