[Avignon off] Comment parler de, sans expressément le nommer ? Comment raconter, sans jamais être aller dans le lieu où démarre le récit ? Yasmine Yahiatène livre une œuvre-performance mêlant arts numériques, football, Zidane, son père et l’ombre de l’alcool, pour tenter de tisser un lien entre mémoire et identité.




Dans un seul en scène intime, elle explore les contours flous de sa mémoire, en visionnant avec le public les cassettes de son enfance. L’Algérie, jamais foulée, mais profondément présente, plane comme un fantôme, un tabou familial.
En peu de mots, portée par un jeu physique et communicatif, Yasmine Yahiatène dévoile une part d’elle-même aux spectateurs. Si le format (50 min) peut paraître court et le récit parfois fragmentaire, on comprend vite qu’il ne s’agit que d’un point de départ : une première pierre, une première page noircie. Vivement les suivantes.
“La Fracture” jusqu’au 27 juillet au Festival d’Avignon, Théâtre des Doms
Photographies © Ad Lib Diffusion – Pauline Vanden Neste
© Pour le dire
