Audrey (Ana Girardot) travaille dans un supermarché comme responsable de la filière bio et locale. Un jour, elle se voit proposer un poste à la centrale d’achat à La Défense, pour être du côté de la négociation.

Anthony Dechaux signe un film en tension entre agriculteurs et décideurs de la grande distribution, décrivant les frictions quotidiennes des deux camps. À l’image de Goliath (2021), qui opposait militants anti-pesticides et lobby pharmaceutique, La guerre des prix oppose deux forces dont chacune possède de solides arguments pour détruire le monde de l’autre.


Audrey devient alors une figure de l’agriculture biologique : résister sous contrainte, jouer des coups de poker face aux géants industriels. Un film juste et frontal, porté par Ana Girardot et Julien Frison (frère d’Audrey), dont le jeu trouve sa force dans les micro-gestes et les silences. Le film reste toutefois un peu protocolaire et démonstratif, sans véritables envolées.


Intéressant et salutaire, La guerre des prix éclaire certaines zones d’ombre du rapport de force entre industriels et petits producteurs.

Photographies © Claude Pocobene

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