Film d'ouverture du Festival de Cannes 2026, La Vénus électrique de Pierre Salvadori est un petit bijou d’humour, de poésie et d’images. 


Pierre Salvadori recompose le Montmartre des années 1920 avec les fêtes foraines et les ateliers d'artistes foisonnants. On suit l'aventure d'une venus électrique, femme capable d'électriser les hommes qui l'embrassent. Derrière ce spectacle de cirque, une jeune femme rusée bien que docile se cache. Lorsqu'elle s'aventure dans le cabane de sa voisine voyante, un homme frappe à sa porte lui demandant de l'aide : il veut parler avec sa femme récemment décédée. Suzanne se révèle douée pour l'imposture et vient en aide à ce veuf charmant.


Derrière la situation loufoque de ce qui semble débuter par un conte, avec tous les apparats des codes de la magie, du burlesque, de la jeune femme à sauver, il y a toute une poésie sur l'amour. Pierre Salvadori nous embarque dans une aventure amoureuse transcendant le vivant. Une jolie fable qui se suit avec la musique originale de Camille Bazbaz, et un film d'ouverture Cannois qui suit les pas de Partir un jour d’Amelie Bonin l'année dernière : des bons sentiments, sans prétention, qui font du bien à l'âme.


Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons

Photographies © Guy Ferrandis - Les Films Pelléas

© Pour le dire