La réalisatrice Shih-Ching Tsou s’associe avec le cinéaste américain Sean Baker (Anora, The Florida Project) pour ce premier film tendre sur trois femmes, de trois générations, qui partent vivre à Taipei.

Comme la plupart des premiers films mais surtout des films indépendants, quelle que soit la nationalité, il y a souvent une part de personnel et de simplicité qui émane de l’œuvre. Pas de grandes scènes spectaculaires ni de fantastique, mais plutôt une loupe sur la société taïwanaise à travers le regard d’une mère seule, qui élève ses deux filles et tente de survivre financièrement. On sent sa détresse muette, les combats cachés qu’elle mène.

La cinéaste choisit le regard de la petite fille comme fil conducteur, avec une caméra qui suit à sa hauteur les actions de toute cette micro-société du marché de nuit de Taipei. On apprend avec elle, on est comme des enfants qui apprennent une culture et ses traditions. Parfois, complexes à appréhender, comme ne pas devoir se servir de sa main gauche, parfois, universelle, comme la difficulté à parler d’un père absent ou d’un avortement.

Une jolie œuvre douce-amère menée par trois belles âmes. À voir.


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