De Pascal Rambert, on connaît surtout la plume acérée qui dissèque les relations familiales, amicales et amoureuses. Ses phrases assassines, qui touchent en plein cœur, côtoient celles qui revitalisent. Comme un éternel recommencement entre vie et mort dans nos relations.

Dans Les Conséquences, le dramaturge imagine des rendez-vous familiaux autour d’événements marquants : mariages, enterrements. Sa mise en scène propose une lumière crue, blanche, sans pitié, qui éblouit le spectateur sans prévenir.

Les personnages de Rambert, appelés par les vrais prénoms des interprètes, incarnent la vie dans ce qu’elle a de plus cruel, vivant, destructeur, vrai. L’auteur glisse aussi quelques répliques mordantes de drôlerie. Les magasins Desigual et Pylones en prennent pour leur grade.

Cette réunion d’illustres (penseurs, politicien·ne·s, médecins) se blessent tour à tour dans ce qu’il y a de plus trivial et commun à tous : la tromperie, la trahison, le mensonge.

Ni gloire, ni récompenses. Juste : la vie.

Au Théâtre de la Ville de Paris, du 3 au 15 novembre 2025 dans le cadre du Festival d’Automne 

Photographies © Louise Quignon 
© Pour le dire