La grisaille de Paris m’effrayait au début.
Mais c’est une partition qu’il faut apprivoiser.
Elle devient peu à peu une mélodie constante,
Une chanson douce, qui nous est rassurante,
L’on se plaît alors, dans les salles obscures
À contempler des œuvres ou même, enfermés,
À lire pendant des heures dans une bibliothèque feutrée.
Le gris n’est ni bon, ni mauvais.
Il n’est pas tout à fait blanc, ni tout à fait noir.
Il est ce juste milieu qui nous attache au devoir
D’en déceler les couleurs dans ses œuvres brumeuses.
C’est là, la plus belle quête des parisiens néophytes :
Voir, même dans le gris, tout le beau qui l’habite.
© Pour le dire
