J’ai des mots qui, sans arrêt, me reviennent.
Comme des chansons, qui valsent,
Entre des pensées tout à fait différentes.
Des mélodies distraites, aux images alarmantes.
J’ai des peurs d’enfants, des images de guerre,
Je vois le sang, je sens le souffre
En allumant la radio du grand-père.
J’entends, dans leurs discours
Tout ce qu’ils n’ont pas pu écrire,
Ou su, ou osé nous dire.
Le silence névrosé des récits du possible,
Coupé dans sa beauté par des maux invisibles.
Que veux-tu que je dise ?
Qui veux-tu consoler ?
Rien n’est différent.
Mes inquiétudes sont celles
Qu’avaient mes grands-parents.
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© Pour le dire
