Dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point, feutrée et intimiste, Adama Diop propose jusqu’au 18 avril 2026 un texte mêlé d’écritures personnelles et de textes d’Aimé Césaire. Accompagné sur scène de deux musiciens et interprètes Jessica Martin-Maresco et Dramane Dembélé, il livre un récit d’1h10 sur la nature, l’humanité, l’héritage culturel, nos guerres et obsessions et ce qu’il restera, après l’apocalypse. 


J’ai pu l’interroger sur différentes questions : la place du conte dans le théâtre contemporain, le rapport à la poésie, un art souvent dit désuet, le rapport au spectateur qui paie une place et veut obtenir une forme de gain, l’idée de décroitre par l’art. Tant de sujets qu’Adama Diop a empoigné avec humilité, douceur et réflexion.


Trouvez-vous que le conte manque au théâtre contemporain ?

Quelle est la place de la poésie dans notre quotidien et dans le champ des propositions artistiques dans la ville de Paris ? 

Doit-on attendre quelque chose de l’art ?

Peut-on imaginer un théâtre gratuit, accessible, en dehors des murs intimidants des institutions culturelles ? 


 Extraits de l'échange sur @pour_le_dire



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Formé à l’ENSAD de Montpellier puis au CNSAD de Paris, Adama Diop joue sous la direction de Tiago Rodrigues (Directeur du Festival d'Avignon), Stéphane Braunschweig, Julien Gosselin (actuel directeur du Théâtre Odéon à Paris) et son interprétation d’Othello par Jean-François Sivadier lui vaut de nombreuses acclamations. En 2024, il crée Fajar ou L’Odyssée de l’homme qui voulait être poète à la MC2 de Grenoble. Il est actuellement en tournée avec La Distance, de Tiago Rodrigues.