Sélection Quinzaine des cinéastes 2025
Agnès écrit sa thèse sur les romans du 20e siècle. Elle vit en colocation avec son amie Lydie. Toutes deux traversent des périodes de stress, mais se portent par une amitié qui transcende tout. Seulement un jour, quelque chose arrive à Agnès. Quelque chose qu’elle subit d’un homme. Ce mot qui nous vient tous et toutes en tête mais qu’elle n’arrive pas à dire, quand Lydie, et les autres, le devinent.



Sorry, baby est un film poignant. Il pose des mots justes avec un ton presque cru, parsemés d’humour pince-sans-rire. C’est une traversée, basculée par des retours en arrière. Comme un écho au chemin des victimes : des moments de respiration noyés par les souvenirs de l’horreur.
C’est un film taiseux mais qui dit. Par les regards, par la puissance de l’amitié, par la tendresse que l’on peut s’accorder d’humain à humain. On voit apparaître en générique de fin Barry Jenkins en coproducteur, et c’est comme une évidence. On retrouve ici la même délicatesse dans le drame que son superbe Moonlight (critique du film ici).
Sorry, Baby s’inscrit donc dans cette famille de scénaristes, acteurs et de sociétés de production (A24) fidèles au cinéma d’auteur indépendant. Une pépite à aller voir au cinéma en août. Vite vite.
Avec Eva Victor, Naomi Ackie, Louis Cancelmi, Lucas Hedges
Photographies © Wild Bunch – A24 – Charades Films
© Pour le dire
