Tallulah est le prénom de la jeune héroine de ce long-métrage. Sans domicile fixe car roulant avec son petit-ami dans un van hybride et coloré. Après lui avoir confessé ses désirs pour l’aventure, ses envies de nouveaux espaces, le petit-ami de Tallulah s’envole sans laisser d’explications.

N’ayant plus que le courage pour s’en sortir, elle décide de rejoindre la ville et tombe nez à nez avec les psychoses d’une mère désorientée, qui délaisse son bébé pour des aventures frivoles. Tallulah décide ainsi de s’occuper de ce bébé et de le ramener chez la mère de son petit-ami, célèbre écrivaine, lui faisant croire qu’il est le leur.
Ellen Page dans le rôle de Tallulah est comme une évidence. L’actrice, au jeu entier et sans fausses notes, capte les expressions propres à l’abandon, à l’incompréhension, et use de courage pour grandir un personnage à qui le réalisateur n’a donné que sa personnalité. Ce qui est tout le mystère de ce film. On la croirait irresponsable, rêveuse, puis on découvre une jeune femme prête à être mère. Son indépendance et sa manière unique de voir le monde, sans attaches et sans fioritures, lui donne les armes pour se sortir de situations pas toujours évidentes.
Tallulah_Margo
Le duo qu’elle va former avec la mère de son petit-ami, Allison Janney, est une surprise de complicité. Ces deux femmes fortes aux caractères antinomiques se comprennent dans leur difficulté à trouver leur place dans ce monde étrange. Petit bonus pour les personnages secondaires qui donne à ce film une dimension d’autant plus humaine, comme la mère alcoolique et bouleversante Tammy Blanchard et la merveilleuse Uzo Aduba, interprète de Susan dans la série Orange is the New black.
Tallulah est un flm bouleversant de vérité qui donne aux femmes toutes les couleurs de la palette du jeu d’actrice, formant un tableau touchant et universel. À voir.