C’est 3h35, c’est long, mais c’est captivant. The Brutalist explore la vie de László Tóth, architecte hongrois en exil, qui s’expatrie en Amérique pour reconstruire sa vie. Arrivé en Pennsylvanie, un riche industriel remarque son talent. Seulement, László le découvre à mesure qu’il se glisse dans la mondanité américaine, que la gloire a un prix. Entre hypocrisie, vices cachés, antismétisme latent, tolérance déguisée, les obstacles sont nombreux mais László (Adrien Brody) et sa femme Erzsébet (Félicity Jones) persévèrent.

3h35 ne suffisent presque pas à retranscrire le malaise profond de ce couple en exil. C’est un film sur la résilience, l’humilité, la persévérance, avec un lien évident sur l’horreur des camps, bien que jamais abordée. La dépendance aux médicaments et à la drogue en est le simple témoignage.
The Brutalist nous montre aussi le revers du mécénat, des bonnes actions, ce miroir que se renvoie le bienfaiteur, à lui-même et à la société qui le félicite. Une domination tacite de classes sociales qui piétinent la dignité de ceux qui lui sont 100 fois supérieurs en classe, en savoirs et en humanité.
Tournée en 35mm, The Brutalist embauche une centaine de techniciens, hongrois, américains, anglais, faisant de cette œuvre fleuve un objet concret de transversalité des cultures.
© Photographies : Universal pictures
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