Anatole “Zsa-zsa” Korda (Benicio Del Toro), industriel fantasque et richissime, échappe de peu à une tentative d’assassinat. Conscient que son temps est compté, il convoque sa fille (Mia Threapleton) qu’il n’a pas revue depuis six ans pour lui transmettre sa fortune. Mais avant cela, une dernière mission les attend.



Dans la lignée de The Grand Budapest Hotel (2014), The Phoenician Scheme explore des mondes toujours aussi stylisés et éclatants. Costumes millimétrés, cadrages symétriques, personnages absurdes et attendrissants. Annie Atkins, graphiste de film, crée ces objets essentiels au cinéma de Wes Anderson : passeports, lettres, affiches, journaux… Servant d’appuis de jeu de la narration.
Mais l’histoire est plus confuse et épileptique que celle du Grand Budapest. Amoureux de la forme jusqu’en créer le gag, Wes Anderson se perd parfois dans des détails pour faire sourire le spectateur et expédie, a contrario, certaines informations clés pour déchiffrer les quêtes de nos héros. Résultat ? On se perd dans le petit et on s’accroche aux quelques ficelles scénaristiques saisies au vol. Reste à nous convaincre dans les deux, et la maîtrise sera parfaite.

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