Iran, aujourd’hui. Un homme kidnappe celui qu’il pense être son ancien tortionnaire. Mais le doute s’installe. Il part alors retrouver d’anciens camarades de détention, espérant éclaircir sa mémoire.

Toujours engagé, Jafar Panahi poursuit son cinéma politique malgré la censure, les arrestations et les interdictions. Réalisateur de Taxi Téhéran (Ours d’or 2015), il signe aujourd’hui Un simple accident, tourné après une nouvelle incarcération en 2023 et couronné de la Palme d’or à Cannes 2025.

Si l’on voit la comédie en première couche, par l’absurdité de l’action d’un homme qui kidnappe quelqu’un sans être convaincu de son identité, Jafar Panahi creuse le propos et observe la peur, la culpabilité, la mémoire, et la manière dont le pouvoir marque les corps et les âmes.

Le jeu est fluide, les récits criants de vérité, les relations hommes et femmes ne sont jamais binaires, faciles, ou “nouvelle ère”. Jafar Panahi dépeint des personnages justes, puissants, attachants dans leur vérité et leur quête. À voir.

Photographies © Jafar Panahi / Les Films Pelleas
© Pour le dire