Qu’est-ce qu’une maison sans ceux qui la composent ? Qu’est-ce qu’un “chez soi” : la somme de ses habitants, des meubles qui ont bravé le temps, un lieu où l’on se recueille ?
Dans son nouveau film, Valeur sentimentale, Joachim Trier (Oslo 31 août, Julie en 12 chapitres) explore l’intime d’une maison et d’une famille, portée par deux sœurs : Agnès (Renate Reinsve) et Nora (Inga Ibsdotter Lilleaas).
Cette approche sensible nous conduit aux questionnements éprouvés par ces deux femmes. Ce foyer, dans lequel elles ont grandi, habite des souvenirs qui continuent d’occuper partiellement leur vie. Comme coincée dans le passé, Agnès tente le dialogue avec son père (Stellan Skarsgård) qui lui propose de jouer dans son prochain film.
Ce qui frappe d’abord avec Valeur sentimentale, ce sont les regards de chaque comédien et comédienne. Véritables vitrines de l’âme, ils se questionnent et se renvoient la balle sans arrêt. L’idée de la recherche s’infuse même dans chacun de leur métier : enseignant, comédien, scientifique, réalisateur. Chercher le bon, le juste, le vrai.
Un film lumineux, qui touchera en plein cœur les spectateurs les plus sensibles aux thématiques de la famille, dans tout ce qu’elle a de cassé, d’inavoué, d’empêché. C’est une maison universelle dans laquelle nous convie Joachim Trier, qui, comme pour chacune de ses œuvres, nous ramène à l’état de réceptacle du beau et du vivant.
Au cinéma le mercredi 20 août 2025
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