Rebecca Zlotowski et Anne Berest s’allient pour écrire une fiction où Jodie Foster emploie le rôle d’une psychiatre sur le fil de la crise de nerfs.
S’il y a bien un trio que l’on attendait pas au cinéma, c’est celui de Jodie Foster, Daniel Auteuil et Virginie Efira. Trois acteurs et actrices qui ont fait leur preuve sur grand écran, et qui incarnent au cordeau les personnages torturés, mélancoliques, attachants que leur ont confié Rebecca Zlotowski.
Pourtant, ces trois êtres semblent distants. Si leur performance individuelle est toujours aussi juste, l’ensemble à du mal à prendre. Comme si la réalisatrice Rebecca Zlotowski nous montrait surtout sa fascination pour Jodie Foster en psychiatre sur le décalage de sa vie, convaincue qu’un vice se cache dans ses petits papiers de thérapeute.
Au fil de l’enquête, emmenant ce film vers le thriller plus que le drame, nous perdons pied comme l’héroïne. Mais pas dans le sens de la jubilation, plutôt de l’interrogation. Voire du trouble. Le décalage humoristique arrache quelques sourires, tandis que le personnage s’enfonce dans un pétage de plombs qui frôle le burn-out. Faut-il en rire ? Pour ma part, j’ai plutôt senti mes dents grincer.
Difficile à juger, cette œuvre cinématographique a le mérite de montrer les talents de ses interprètes. Pour le reste, l’histoire semble un peu mince. Dommage.
Photographies © Jérôme Prébois
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